Résumé
Paru en 1959, ce livre raconte l’histoire de Martine, “martine-perdue-dans-les-bois”, née dans les années trente, dans une cabane sordide près d’une forêt de l’Oise. Le confort moderne, les meubles à crédits et les artifices seront ses seuls idéaux et les salons de beautés et de manucure le symbole de la réussite. L’acquisition de toutes ces merveilles est la seule chose qui motive Martine, Martine qui achète à crédits, et qui peu à peu s’enfonce dans une spirale infernale. Daniel Donnelle, son amour d’enfance, devenu son mari s’éloigne de plus en plus d’elle, issu d’une famille de rosiériste, il a d’autres rêves, d’autres aspirations et ne comprend plus sa “martine-perdue-dans-les-bois.” Leur mariage sera un échec, et les rêves de Martine s’écrouleront.

Mon avis
Encore un livre découvert dans un cadre scolaire, Roses à Crédit était une lecture imposée par ma prof de français en seconde. Une de ces surprises magistrale et terriblement belle qui marque, de ces livres que l’on relit encore plusieurs années après en se disant que les cours de français n’auront pas toujours été une suite de platitude dans la sélection des textes obligatoires. J’y décèle aujourd’hui comme un parfum implicite, discret, de mise en garde. J’ai tendance à penser -mais je me trompe peut-être- que ce genre de livre a plus d’impact sur des adolescents sur-sollicités par la publicité que n’importe quel livre de philosophie parlant de la course à la possession et des vacuités des biens matériels.

C’est un roman qui peut s’avérer déprimant à lire, tristement actuelle. Dés le début, on sait que l’histoire finira mal. On assiste impuissant à la longue et inexorable de chute de Martine, qui se raccroche désespérément à ses chimères. La langue est simple, fluide, belle. La lecture est aisée, mais la narration n’est ni simpliste ni bêtifiante.

Roses à Crédit est le premier volet d’une trilogie comportant également Luna Park et L’âme. Les trois volumes ne sont pas directement liés entre eux et peuvent être lus séparement. Suite à ma lecture de Roses à crédit, j’avais acheté et lu Luna Park, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

Un petit édit, destiné aux élèves qui ont ce livre à lire dans le cadre des cours : plutôt que de perdre votre temps à chercher sur internet un résumé, lisez les livres que l’on vous donne à lire. Et quand d’aventures vous tombez sur un résumé, ne croyez pas avoir déniché la perle rare, les professeurs aussi utilisent internet, et eux aussi savent faire des recherches…