<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Le Livraire &#187; Littérature américaine</title>
	<atom:link href="http://livraire.wordpress.com/tag/litterature-americaine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://livraire.wordpress.com</link>
	<description>Des livres, une boîte, des pensées</description>
	<lastBuildDate>Thu, 11 Mar 2010 22:26:29 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.com/</generator>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<cloud domain='livraire.wordpress.com' port='80' path='/?rsscloud=notify' registerProcedure='' protocol='http-post' />
<image>
		<url>http://www.gravatar.com/blavatar/e9f45e0a15f82bbf007cb4e918bbb24e?s=96&#038;d=http://s2.wp.com/i/buttonw-com.png</url>
		<title>Le Livraire &#187; Littérature américaine</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com</link>
	</image>
	<atom:link rel="search" type="application/opensearchdescription+xml" href="http://livraire.wordpress.com/osd.xml" title="Le Livraire" />
	<atom:link rel='hub' href='http://livraire.wordpress.com/?pushpress=hub'/>
		<item>
		<title>Tandis que j&#8217;agonise &#8211; William Faulkner</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2009/08/10/tandis-que-jagonise-william-faulkner/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2009/08/10/tandis-que-jagonise-william-faulkner/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2009 16:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[I like it]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Nobel de littérature]]></category>
		<category><![CDATA[William Faulkner]]></category>
		<category><![CDATA[XXème siècle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=1306</guid>
		<description><![CDATA[Titre original : As I Lay Dying
Traduction de Maurice Edgar Coindreau 

Tandis que j&#8217;agonise est le cinquième roman de Faulkner. Publié en 1930, il n&#8217;a été traduit en français qu&#8217;en 1934. Il aurait dû être le premier des romans de Faulkner à paraître en France, mais Sanctuaire parut finalement quelques mois avant, en novembre 1933. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1306&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Titre original :</em> <span style="text-decoration:underline;">As I Lay Dying</span><br />
<em>Traduction de Maurice Edgar Coindreau </em>
</p>
<p style="text-align:justify;">Tandis que j&#8217;agonise <em>est le cinquième roman de Faulkner. Publié en 1930, il n&#8217;a été traduit en français qu&#8217;en 1934. Il aurait dû être le premier des romans de Faulkner à paraître en France, mais </em>Sanctuaire <em>parut finalement quelques mois avant, en novembre 1933. </em></p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Addie Bundren vient de mourir. Auparavant, elle a fait promettre à son mari, Anse, d&#8217;être enterrée à Jefferson avec les siens. Anse et leurs enfants, Cash, Darl, Jewel, Dewey Dell et Vardaman feront donc le trajet jusqu&#8217;à la ville, située à quarante miles (environ soixante-cinq kilomètres) de là.</em></p>
<p style="text-align:justify;">Toute l&#8217;essence de l&#8217;histoire semble être contenue dans ces quelques lignes, et pourtant, ce résumé simple passe sous silence ce qui fait de <em>Tandis que j&#8217;agonise</em> un superbe roman, à la fois macabre et plein de vie, chanté par des voix inoubliables. L&#8217;histoire comporte quinze narrateurs, et ce sont le fil de leurs voix qui s&#8217;entremêlent, nous racontant l&#8217;histoire.</p>
<p style="text-align:justify;">Se sachant mourante, Addie a demandé à Cash, son premier fils, charpentier, de construire son cercueil sous ses yeux. Elle meurt avant qu&#8217;il ait pu le terminer. Le roman commence avec la voix de Darl racontant son retour à la ferme avec Jewel, et les premiers bruits qu&#8217;ils entendent sont la scie et l&#8217;erminette de Cash. Ces sons rythment tout le début de la narration : Addie est morte, le cercueil n&#8217;est pas terminé, la famille tente d&#8217;encaisser le choc causé par la mort de la mère et n&#8217;arrive pas réellement à se décider à partir pour Jefferson.</p>
<p style="text-align:justify;">Il faut plusieurs jours de voyage pour parvenir à destination, et des crues ont emportées les ponts. Le temps presse pourtant, le corps de la défunte n&#8217;a pas été embaumé, et après les bruits des outils de Cash contre le bois du cercueil, ce sont les busards dans le ciel et la décomposition du corps qui font office de métronomes.<br />
Les obstacles se multiplient. Dans leur tentative de traversée, Cash se casse la jambe. Les mules se noient. Le père ne pense qu&#8217;au dentier qu&#8217;il désire s&#8217;acheter. Dewey Dell est enceinte et cherche à se faire avorter. Vardaman, le dernier-né, a pêché un poisson au moment de la mort de sa mère, dans son esprit, le poisson et la mère se confondent. Jewel n&#8217;est pas le fils d&#8217;Anse, mais issu d&#8217;une relation adultérine. Darl est considéré comme un simple d&#8217;esprit, un fou inquiétant ; avant la fin du récit, il sera interné. Pendant ce temps, le corps d&#8217;Addie continue de pourrir, et l&#8217;odeur est devenue insoutenable.
</p>
<p style="text-align:justify;">Aux voix d&#8217;Anse, Cash, Darl, Dewey Dell, Jewel et Vardaman, viennent s&#8217;ajouter, entre autres celles du docteur, du voisin et de sa femme, du révérend et même d&#8217;Addie Bundren, magnifique, brûlant de tristesse lucide.</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;édition Folio comporte, sur la quatrième de couverture, un commentaire de John Brown tiré du <em>Panorama de la littérature contemporaine aux Etats-Unis</em>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;padding-left:30px;">« Une farce très haute en couleur, à la flamande. »</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Appellation qui peut sembler déroutante au premier abord. On a du mal à faire le lien entre la mort d&#8217;une mère, le chemin de sa dépouille vers sa dernière demeure et une farce flamande. Pourtant, au fil de la lecture, cette appellation perd de son étrangeté pour devenir un parfait résumé de <em>Tandis que j&#8217;agonise</em>. Si leurs douleurs, le déchirement et le sentiment de conscience intérieur des personnages sont complexes, ils restent intériorisés et l&#8217;action proprement dite tient plus du burlesque, de la farce. Les détails de vie quotidienne, les préoccupations terre-à-terre des personnages (Dewey Dell qui se demande si elle va arriver à vendre ses gâteaux) mais aussi leurs manières de s&#8217;exprimer qui fluctue entre une langue familière à la syntaxe très libre (le lire en anglais doit être une expérience aussi passionnante que redoutable) et le registre plus biblique, plus épique même d&#8217;un conteur qui modifie imperceptiblement les accents de sa voix pour mieux souligner toutes les subtilités, toute la richesse de son histoire.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce n&#8217;est pas un roman triste, mais c&#8217;est un roman poignant qui tient en haleine, tant on reste sans voix devant cette partition magistralement écrite, devant ces accords faussement dissonant que l&#8217;on écoute à plusieurs niveaux, dépassant largement le cadre du récit, un épisode particulier dans la vie d&#8217;une famille de paysans habitant le sud des Etats-Unis au début du XXème siècle.</p>
<p style="text-align:justify;">Je n&#8217;avais jamais eu l&#8217;occasion de lire Faulkner auparavant et je voulais profiter des vacances pour me plonger dans ce roman qui me tentait depuis un bon moment. Non seulement c&#8217;est chose faite, mais en je ne compte pas m&#8217;arrêter là.</p>
<h2><strong>Extraits</strong></h2>
<p style="text-align:justify;"><em>(les mentions figurant entre crochets ont été ajoutées pour une meilleure compréhension) </em></p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;"><strong>JEWEL</strong></p>
<p style="text-align:left;">Si ça n&#8217;avait tenu qu&#8217;à moi quand Cash est tombé du haut de l&#8217;église et si ça n&#8217;avait tenu qu&#8217;à moi quand le père a reçu toute la  charretée de bois sur le dos, on ne verrait pas, aujourd&#8217;hui, tous les salauds du pays s&#8217;arrêter pour la dévisager, parce que s&#8217;il y a un Dieu à quoi foutre peut-il bien servir ?</p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>DARL</strong><br />
<em>[parlant de Cash, en train de fabriquer le cercueil de sa mère]</em>
</p>
<p style="text-align:justify;">Il lève les yeux vers la face décharnée qu&#8217;encadre la fenêtre aux lueurs du crépuscule. C&#8217;est un tableau composé de tout le temps, depuis l&#8217;époque où il était encore enfant. Il laisse tomber la scie et, les yeux fixés sur la fenêtre où le visage n&#8217;a pas bougé, il soulève la planche pour qu&#8217;elle puisse la voir. Il tire une seconde planche et les ajuste ensemble dans leur position définitive. D&#8217;un geste il indique celles qui sont encore par terre et, par une pantomime de sa main droite, il montre quelle sera la forme du cercueil une fois fini.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>DEWEY DELL</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Il pourrait tant faire pour moi s&#8217;il le voulait. Il pourrait faire tout pour moi. C&#8217;est comme si, pour moi, tout ce qu&#8217;il y au monde se trouvait dans un baquet plein de boyaux, tellement qu&#8217;on se demande si autre chose de très important pourrait y trouver place. Lui, c&#8217;est un très grand baquet de boyaux, et moi je suis un petit baquet de boyaux, et s&#8217;il n&#8217;y a de place pour rien d&#8217;important dans un grand baquet de boyaux, comment pourrait-il y en avoir dans un petit baquet de boyaux? Mais je sais que c&#8217;est là, parce que Dieu a donné un signe aux femmes pour leur indiquer quand il leur est arrivé un malheur.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>VARDAMAN</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ma mère est un poisson.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>ANSE </strong><em><br />
[à propos de Jewel]</em>
</p>
<p style="text-align:justify;">Je lui avais dit de ne pas amener ce cheval, par respect pour sa défunte mère, parce que ça n&#8217;a pas bonne façon de le voir caracoler ainsi sur ce sacré cheval de cirque, alors qu&#8217;elle voulait que nous soyons tous avec elle dans la charrette, tous ceux de sa chair et de son sang ; mais, nous n&#8217;avions pas plus tôt dépassé le chemin de Tull que Darl s&#8217;est mis à rire. Assis sur la banquette avec Cash, sa mère couchée sous ses pieds, dans son cercueil, il a eu l&#8217;effronterie de rire!</p>
<p style="text-align:center;"><strong>* * *</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>ADDIE BUNDREN</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Et c&#8217;est pourquoi, quand Cora Tull venait me dire que je n&#8217;étais pas une vraie mère, je pensais combien les mots s&#8217;élèvent tout droits, en une ligne mince, rapides et anodins, alors que les actions rampent, terribles, sur la terre, s&#8217;y cramponnent, si bien qu&#8217;au bout d&#8217;un certain temps, les deux lignes sont trop éloignées l&#8217;une de l&#8217;autre pour qu&#8217;une même personne puisse les enfourcher. Je pensais que péché, amour, peur, tout cela n&#8217;était que des sons que les gens qui n&#8217;ont jamais péché, ni aimé, ni craint, emploient pour ce qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais eu et ne pourront jamais avoir, à moins qu&#8217;ils n&#8217;oublient les mots. Comme Cora, qui n&#8217;a même jamais été capable de faire la cuisine.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: I like it, Littérature américaine, Prix Nobel de littérature, William Faulkner, XXème siècle <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/1306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/1306/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/1306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/1306/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/1306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/1306/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/1306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/1306/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/1306/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/1306/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1306&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2009/08/10/tandis-que-jagonise-william-faulkner/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Le Dieu des animaux &#8211; Aryn Kyle</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2009/06/22/le-dieu-des-animaux-aryn-kyle/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2009/06/22/le-dieu-des-animaux-aryn-kyle/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 18:06:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[cheval]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[relations familiales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=1225</guid>
		<description><![CDATA[Traduit de l&#8217;anglais par Anne-Laure Tissut
Gallimard
ISBN : 9782070782437
Titre original : The God of Animals
La particularité de ce roman, c&#8217;est avant tout une ambiance particulière : celle d&#8217;un ranch perdu dans le Colorado et dont les affaires sont loin d&#8217;être florissantes, à des lieux du mythe autour du monde du cheval, des cow-boys  et des ranch. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1225&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Traduit de l&#8217;anglais par Anne-Laure Tissut<br />
Gallimard<br />
<strong>ISBN :</strong> 9782070782437<br />
Titre original : <span style="text-decoration:underline;">The God of Animals</span></em></p>
<p align="justify"><em><strong><img class="alignleft" style="margin-left:6px;margin-right:6px;" src="http://www.bibliosurf.com/local/cache-vignettes/L171xH250/arton12265-cd732.jpg" alt="" width="137" height="200" /></strong></em>La particularité de ce roman, c&#8217;est avant tout une ambiance particulière : celle d&#8217;un ranch perdu dans le Colorado et dont les affaires sont loin d&#8217;être florissantes, à des lieux du mythe autour du monde du cheval, des cow-boys  et des ranch. Le quotidien d&#8217;Alice, treize ans, n&#8217;a rien de merveilleux ou de mirobolant : sa mère, atteinte d&#8217;un mal que sa fille nomme <em>tristesse</em>, garde le lit depuis sa naissance. De la sœur aînée, véritable prodige, on ne sait que peu de choses : elle s&#8217;est enfuie avec un cow-boy quelques mois auparavant. Tandis que son père s&#8217;acharne à faire marcher les affaires, Alice traîne sa solitude et ses questions.<br />
Forcé de trouver de nouveaux moyens pour gagner de l&#8217;argent, le père transforme une partie du ranch en pension, ce qui amène une nouvelle clientèle composée de jeunes femmes riches et séduisantes, baptisées les <em>Poissons-Chats</em>.</p>
<p align="justify">S&#8217;inventant une amitié avec une de ses camarades de classe retrouvée morte, Alice noue une étrange relation avec un de ses professeurs, seul adulte avec qui elle peut véritablement parler, et par là même, poser ces questions qui la perturbent tant, tenter de comprendre un monde au sein duquel elle a du mal à trouver sa place. Elle n&#8217;est pas la cavalière émérite qu&#8217;était sa sœur, solitaire au collège, elle n&#8217;a pas de véritable amie, pas même Sheila, seule et unique élève de son père.<br />
Ce n&#8217;est pas tant la voix d&#8217;Alice qui rend singulière la narration du [Le] <em>dieu des animaux</em>, mais davantage l&#8217;équilibre fragile entre l&#8217;homme et la Nature. Cette dernière étant omniprésente, quasiment un personnage à part entière, représentée à la fois par l&#8217;environnement immédiat -le désert-, par la météo capricieuse et extrême, par les éléments déchainés -la rivière dans laquelle se noie Polly Cain, les inondations- , par la présence de la maladie, de la mort. Enfin et surtout, cette nature se manifeste par le biais des chevaux qui constituent le centre névralgique du récit. La vie et l&#8217;action du roman tournent toutes entières autour des chevaux, que ce soit dans le récit du quotidien (les soins, les shows, le dressage&#8230;), en toile de fond de l&#8217;histoire familiale. Je ne suis pas et je n&#8217;ai jamais été une amoureuse des chevaux et le monde hippique me laisse relativement froide ; pourtant, les descriptions des dressages, des compétitions, de tout cet univers s&#8217;intègrent brillamment au récit, nous emportant à des milliers de kilomètres et on se surprend à guetter en compagnie d&#8217;Alice quelque chose de nouveau qui viendrait arranger la situation, à se demander dans quelle direction aller.<br />
Il n&#8217;y a pas de fin fracassante, mais un achèvement réaliste et humain, une page qui se tourne, sans miracle mais sans pathos, sans éclat mais avec cet effet de surprise que la vie nous réserve parfois.
</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><em>Ce livre a été lu et chroniqué dans le cadre de l&#8217;opération Masse Critique organisée par <a href="http://www.babelio.com/" target="_blank">Babelio</a>. </em></p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: Adolescence, cheval, Littérature américaine, relations familiales <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/1225/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/1225/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/1225/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/1225/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/1225/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/1225/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/1225/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/1225/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/1225/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/1225/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1225&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2009/06/22/le-dieu-des-animaux-aryn-kyle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://www.bibliosurf.com/local/cache-vignettes/L171xH250/arton12265-cd732.jpg" medium="image" />
	</item>
		<item>
		<title>Lolita &#8211; Vladimir Nabokov</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2009/04/15/lolita-vladimir-nabokov/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2009/04/15/lolita-vladimir-nabokov/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 18:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Nabokov]]></category>
		<category><![CDATA[Pédophilie]]></category>
		<category><![CDATA[relations amoureuses]]></category>
		<category><![CDATA[Scandale]]></category>
		<category><![CDATA[XXème siècle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=1067</guid>
		<description><![CDATA[Note : L&#8217;article fait référence à la nouvelle traduction du roman parue en 2001 chez Gallimard.
Lolita. Est-il seulement besoin de rappeler l&#8217;histoire, tant elle a marqué les esprits, au point que l&#8217;on en vienne parfois à oublier que cet adjectif est, à l&#8217;origine, un diminutif. Ou pour être exact, le diminutif d&#8217;un diminutif ; Lolita, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1067&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em><strong>Note : </strong>L&#8217;article fait référence à la nouvelle traduction du roman parue en 2001 chez Gallimard.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>Lolita</em>. Est-il seulement besoin de rappeler l&#8217;histoire, tant elle a marqué les esprits, au point que l&#8217;on en vienne parfois à oublier que cet adjectif est, à l&#8217;origine, un diminutif. Ou pour être exact, le diminutif d&#8217;un diminutif ; Lolita, diminutif de Lola, qui est lui-même le dimunif de Dolores.</p>
<p style="text-align:justify;">Si l&#8217;idée de base est d&#8217;une simplicité enfantine, puisqu&#8217;il s&#8217;agit, en définitive, d&#8217;une histoire de séduction entre deux personnes, le simple fait de devoir résumer en quelques lignes ce roman n&#8217;est déjà plus neutre puisqu&#8217;il donne, à tort ou à raison, une indication sur ce que la personne établissant le résumé en a pensé, sa position. S&#8217;agit-il d&#8217;une nymphette qui séduit un homme d&#8217;âge mûr un peu trop seul, ayant un penchant pour les femmes d&#8217;allures très jeunes ? Rappelons que, parmi les flirts d&#8217;Humbert Humbert le premier, celui qui, semble-t-il, l&#8217;influence durablement, est celui avec Annabel, alors que tous les deux sont âgés d&#8217;environ treize ans.</p>
<blockquote><p>Jusqu&#8217;à ma treizième année (c&#8217;est-à-dire jusqu&#8217;à ma première rencontre avec la petite Annabel) [...] c&#8217;était une fillette adorable, ma cadette de quelques mois.</p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">Ou bien est-ce l&#8217;histoire d&#8217;un séducteur débauchant une très jeune fille innocente ?</p>
<blockquote><p>[...] tandis que je parlais, je me démenais dans l&#8217;obscurité charitable et mettais à profit chacun de mes gestes invisibles pour lui toucher la main, l&#8217;épaule et la ballerine de laine et de tulle avec laquelle elle jouait et qu&#8217;elle n&#8217;arrêtait pas de me coller contre les genoux ;</p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">Pour reprendre l&#8217;expression exact citée par Nabokov dans <em>À propos d&#8217;un livre intitulé Lolita</em>, s&#8217;agit-il de « La vieille Europe débauchant l&#8217;Amérique » ou bien de « La jeune Amérique débauchant la vieille Europe » ? On peut aussi considérer que la relation entre les personnages d&#8217;Humbert Humbert et Dolores Haze débute par un simple jeu de séduction, une créature qu&#8217;ils engendrent en ignorant ce qu&#8217;ils font et qui les dépassent brusquement.<br />
Dolores est une très jeune fille qui joue à séduire un adulte, sans imaginer un seul instant les conséquences que cela entraînera ; par la suite, elle le manipulera pour obtenir ce qu&#8217;elle désire, se servant de cette relation illégale qu&#8217;ils entretiennent. Humbert est un adulte tenté qui, par un enchainement de hasard et une dose de calcul (il accepte d&#8217;épouser Charlotte Haze, la mère de Lolita pour rester aux côtés de cette dernière, et projette de les droguer pour abuser de la fille en toute liberté.) se retrouve le beau-père de la fillette.</p>
<p style="text-align:justify;">Toute la subtilité de l&#8217;écriture de Nabokov, c&#8217;est de réussir à faire de cet homme qui est, objectivement, un pédophile, pour un pauvre type cultivé envers qui on éprouve une certaine sympathie tandis que l&#8217;on n&#8217;éprouve pour Dolores, une pré-adolescente orpheline essayant son pouvoir de séduction sur les hommes, objectivement une victime, qu&#8217;une sorte de répulsion, d&#8217;agacement, une envie picotante de gifles.<br />
C&#8217;est peut-être ce qui, en fin de compte, gêne le plus dans le roman, c&#8217;est de faire la différence entre notre inclinaison de lecteur et notre inclinaison de personne morale dans la vie quotidienne. Plus que la relation -à laquelle on pourrait rajouter, en plus, le qualificatif d&#8217;incestueuse- c&#8217;est cette dichotomie qu&#8217;elle nous oblige à faire. Le plaisir de la lecture est gâché par le spectre médiatique de toutes les affaires de pédophilie de ces dernières années, une bonne louche de culpabilité peut, en effet, gâcher complètement la lecture de ce roman. Autant le savoir à l&#8217;avance, mais il semble que cela ne suffise pas toujours, voir même, que certains soient tentés de lire le roman en ayant dans la tête une sorte d&#8217;épée de Damoclès morale, une volonté de voir si, contrairement à tous ces gens qui éprouvent un fond de pitié et de sympathie pour cet horrible Humbert Humbert, ce quadragénaire pervers, eux ne s&#8217;y laisseront pas prendre et parviendront à apporter leur soutien intellectuel de lecteurs à la pauvre petite Lolita.
</p>
<p style="text-align:justify;">Le roman fit scandale lors de sa parution en 1955. Nabokov, qui savait qu&#8217;il allait choquer, ignorait cependant que les éditions <em>Olympia Press</em>, chez qui Lolita paru, étaient connues pour ses publications d&#8217;œuvres qualifiées de sulfureuses. Alors que beaucoup de scandales littéraires perdent de leur force avec les années, ce n&#8217;est pas le cas de Lolita qui continue de gêner, probablement plus aujourd&#8217;hui que dans les années cinquante comme le souligne Maurice Couturier dans son introduction.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">Face à des romans comme <span style="text-decoration:underline;">Madame Bovary</span> ou <span style="text-decoration:underline;"><em>Ulysse</em></span>, le lecteur contemporain demeure insensible à cette logique parce que les désirs qu&#8217;ils célèbrent ne paraissent plus faire scandale. Dans le cas de <em><span style="text-decoration:underline;">Lolita</span>,</em> au contraire, le lecteur d&#8217;aujourd&#8217;hui est infiniment plus embarrassé que le lecteur des années cinquante. Cela ne remet aucunement en question la valeur esthétique du roman mais démontre, au contraire, qu&#8217;il demeure d&#8217;une brûlante actualité et d&#8217;une troublante beauté.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Et la beauté stylistique est effectivement omniprésente dans le roman de Nabokov. Les phrases sont amples et longues, à la construction très détaillée. Le vocabulaire recherché et il n&#8217;est pas rare de tomber sur des termes rarement usités. (<em>sa phocine maman</em>, page 86).<br />
Il n&#8217;y a pas de descriptions crues et de scènes clairement pornographique, ni même particulièrement érotiques. L&#8217;érotisme est à l&#8217;image du sentiment de gêne ressenti par certains lecteurs : constant, diffus, trouble, mal défini, très travaillé, dont on sent qu&#8217;il bouscule profondément certaines barrières. Tout n&#8217;est que métaphores et allusions ; une lecture naïve ne distingue pas ou très peu toute la sexualité du livre. C&#8217;est ainsi que, précédant cette troisième lecture, j&#8217;ai lu <em>Lolita</em> par deux fois auparavant, alors que j&#8217;avais respectivement onze et quinze ans (relecture partielle pour cette dernière), conseillée par ma mère à qui j&#8217;avais demandé <em>un livre bien</em>. On peut être tenter de  se poser la question de savoir ce qui peut pousser une mère à mettre entre les mains de sa fille agée de onze ans un livre comme <em>Lolita</em>, mais chez moi la question était autrement différente, mes parents partant du principe que soit un enfant ne comprend pas ce qu&#8217;il lit, et donc qu&#8217;il n&#8217;y a aucun intêret à lui interdire une lecture, au risque d&#8217;aiguiser sa curiosité et d&#8217;attirer son attention sur des choses qu&#8217;il aurait autrement ignoré. Soit il comprend, et donc il est inutile de lui interdire une lecture, puisqu&#8217;il possède l&#8217;intelligence nécessaire pour faire la part des choses, et peut discuter avec autrui de ce qu&#8217;il a lu.
</p>
<p style="text-align:justify;">Elle avait tout à fait raison. Je me souvenais avoir beaucoup aimé <em>Lolita,</em> sinon je n&#8217;aurai pas éprouvé ce désir de relecture. En revanche, je n&#8217;avais aucun souvenir d&#8217;allusions aussi criantes. Tellement criantes, tellement épurées et adroites que la mâchoire m&#8217;en est pratiquement tombé. A ce niveau-là, ce n&#8217;est plus de l&#8217;allusion, c&#8217;est de l&#8217;art. (<strong><em>note : </em></strong>mes deux premières lectures s&#8217;étant faites dans l&#8217;ancienne traduction, il est possible également cette différence ait accentué mon étonnement, je vérifierai par curiosité ce qu&#8217;il en est dans l&#8217;ancienne traduction.)</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">[...] tandis que, avec une générosité qui ne demandait qu&#8217;à tout lui offrir, mon coeur, ma gorge, mes entrailles, je confiais à son poing malhabile le sceptre de ma passion.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">J&#8217;étais fier de moi. J&#8217;avais ravi le suc d&#8217;un spasme sans attenter à la morale d&#8217;une mineure. Aucun mal à ça. Le prestidigitateur avait versé du lait, de la mélasse, du champagne spumescent dans le sac à main blanc totu neuf d&#8217;une jeune demoiselle ; et, miracle, le sac était intact.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Deux adaptations cinématographiques ont été tirées de ce roman. La première de Stanley Kubrick, en 1962. La seconde d&#8217;Adrian Lyne en 1997. La version de Kubrick est, parait-il, beaucoup plus troublante et dérangeante que la seconde, malgré un certain nombre de désacords avec l&#8217;auteur à propos de l&#8217;importance du personnage de Clare Quilty. J&#8217;avouerai que, n&#8217;en ayant vu que des bribes, pour l&#8217;une comme pour l&#8217;autre, il m&#8217;est impossible de me prononcer.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: Littérature américaine, Nabokov, Pédophilie, relations amoureuses, Scandale, XXème siècle <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/1067/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/1067/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/1067/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/1067/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/1067/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/1067/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/1067/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/1067/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/1067/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/1067/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=1067&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2009/04/15/lolita-vladimir-nabokov/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Frankie Addams &#8211; Carson McCullers</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2008/12/22/frankie-addams-carson-mccullers/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2008/12/22/frankie-addams-carson-mccullers/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 23:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Années 40]]></category>
		<category><![CDATA[Carson McCullers]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[La Cosmopolite]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=798</guid>
		<description><![CDATA[Traduit de l&#8217;anglais par Jacques Tournier
Préface d&#8217;Arnaud Catherine
Stock &#8211; La Cosmopolite
ISBN : 978-2234061781
Titre original : The Member of The Wedding
Première publication en 1946


Résumé (quatrième de couverture) :
Frankie Addams est une adolescente mal dans sa peau : son corps lui échappe, trop gauche et maladroit. Profondément solitaire, elle rôde dans la vie et dans la ville, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=798&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Traduit de l&#8217;anglais par Jacques Tournier<br />
Préface d&#8217;Arnaud Catherine<br />
Stock &#8211; La Cosmopolite<br />
<strong>ISBN :</strong> 978-2234061781<br />
<strong>Titre original :</strong> <span style="text-decoration:underline;">The Member of The Wedding</span><br />
Première publication en 1946</em></p>
<p style="text-align:center;"><em><br />
</em></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="bord alignleft" style="border:0 none;margin:7px;" src="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/STOCK/2008/9782234061781-G.jpg" border="0" alt="Frankie Addams" width="175" height="251" /><em><strong>Résumé (quatrième de couverture) :</strong></em><span class="fiche-art-gauche-topo"><br />
</span>Frankie Addams est une adolescente mal dans sa peau : son corps lui échappe, trop gauche et maladroit. Profondément solitaire, elle rôde dans la vie et dans la ville, le cœur inquiet, à la recherche d’une oreille attentive. Garçon manqué, frêle et négligée, elle n’a pas d’amis ; mis à part son jeune cousin John Henry, et sa cuisinière noire, Bérénice, qui est comme une mère pour elle.<br />
Quand elle apprend que son frère se marie et quitte la ville, c’en est trop : elle aussi quittera la ville, elle partira avec eux, pour toujours. Elle ne sera plus enfermée dans cette cuisine aux odeurs aigres, plongée dans cette chaleur suffocante, à attendre que le temps veuille bien s’écouler. Voulant faire part de cet événement à la terre entière, crier sa puissance et son bonheur, elle va parcourir les rues de sa ville natale, se confondant avec F. Jasmine, celle qu’elle deviendra en s’enfuyant avec son frère et sa fiancée. Mais le jour du mariage, Frankie n’ira nulle part. De retour chez elle, bouleversée, elle décidera de s’enfuir : dans la nuit noire, elle se glissera au dehors, échouant finalement à La Lune Bleue, un des endroits où elle avait vanté sa « nouvelle vie », et sera retrouvée par la police.<br />
Carson McCullers nous immerge ici dans les sensations déroutantes et aiguës de l’adolescence, et réussit un tour de force en nous replongeant dans cet état à la fois si douloureux et si excitant. Pour que la Frankie Addams qui sommeille en chacun de nous ne s’endorme jamais vraiment et continue de regarder le monde avec des yeux attentifs et singuliers.
</p>
<p style="text-align:justify;"><!--                                                            -   --> <!-- ########### FIN : barre de navigation HAUT  ########### --> <!--                                                            -   --> <!-- Visuel et spécifs --></p>
<div id="fiche-art-droite" style="text-align:justify;">
<div id="fiche-art-droite-texte">
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Mon avis :<br />
</strong></em>Carson McCullers fait partie de ces écrivains que je m&#8217;étais promis de lire, <em>un jour</em>. Mais ces bonnes résolutions, tous ces <em>un jour </em>ne pèsent pas grand chose quand on est constamment confrontée au supplice de Tantale des étagères débordantes de livres, cernée par les conseils de lecture et les injonctions culturelles : il faut absolument que tu lises cela. Alors, consciencieusement, on note, on retient, on entasse sur des étagères, dans des casiers, dans nos mémoires des léviathans de livre dont on ne viendra pas à bout en une seule vie. Première rencontre avec Carson McCullers il y a quelques années, la grande soeur d&#8217;un petit garçon que je gardais qui devait lire <em>Reflets dans un oeil d&#8217;or</em> pour le lycée, aucune réaction particulière, ni en positif, ni en négatif. Juste une vague décision de le lire un jour.<br />
La réédition de <em>Frankie Addams </em>par les éditions Stock -à qui je dois notamment la lecture du <a href="http://livraire.wordpress.com/2008/12/02/journal-dadolescence-1897-1909-virginia-woolf/" target="_blank"><em>Journal d&#8217;Adolescence</em></a> de Virginia Woolf- et la vue quotidienne de cette couverture a aiguillonné ma curiosité, l&#8217;occasion, enfin, de prendre le temps de découvrir Carson McCullers, et quelle découverte !<br />
Je ne sais absolument pas ce que valent ses autres romans, d&#8217;un point de vue littéraire autant que narratif, ni si je les aimerais, pour peu que je les lises un jour. En revanche, <em>Frankie Addams</em> est, à mes yeux, un véritable petit chef-d&#8217;œuvre, une de ces découvertes improbables qui nous prennent à la gorge et ne nous lâche plus. L&#8217;histoire en elle-même est très simple, presque classique. La révolte de l&#8217;adolescent face au monde quotidien qui lui semble soudain trop petit, trop étroit, étouffant et dans lequel il se sent à la fois perdu, étriqué et incompris est un thème récurrent à l&#8217;origine de nombreux films et de livres, mais la façon dont il est abordé est beaucoup plus périlleuse qu&#8217;il n&#8217;y paraît. De ce point de vue là, Carson McCullers aborde avec beaucoup de justesse, de sensibilité et avec un réalisme presque dérangeant les transformations physiques -ou plutôt ici leurs absences- et mentales. L&#8217;évasion de Frankie commence par une distorsion mentale de son environnement quotidien, avec le changement de prénom, mais aussi cette obsession constante du voyage de noce de son frère, qui, elle en est certaine, l&#8217;emmènera avec lui.<br />
Le comportement de Frankie oscille entre la petite fille qu&#8217;elle n&#8217;est plus, elle en a conscience, et la jeune fille qu&#8217;elle va devenir et dont elle a également conscience. Cette frontière trouble entre l&#8217;adolescence franchement engagée et la fin extrême de l&#8217;enfance (que l&#8217;on nomme maintenant pré-adolescence) est perturbante, pour la toute jeune fille, mais aussi pour son entourage : la cuisinière noire, Bérénice, qui tente  à sa manière, de la mettre en garde contre les hommes, contre la vie. Il y a le petit cousin  âgé de six ans qui ne comprend pas pourquoi Frankie refuse désormais de jouer avec lui sous la treille et le père, figure presque absente du roman, mais avec qui les tensions sont devenues palpables et pour cause, Frankie est désormais trop âgée pour dormir avec lui comme il le lui fait explicitement remarquer, mais Frankie est, paradoxalement, encore trop jeune pour en comprendre les raisons, comme elle est trop jeune pour savoir ce que l&#8217;attitude du soldat qu&#8217;elle rencontre dans le bar a d&#8217;anormale, bien qu&#8217;elle sache parfaitement que <em>quelque chose cloche</em>. Frankie n&#8217;a pas de mère, morte en la mettant au monde.
</p>
<p style="text-align:justify;">Au fur et à mesure que la date du mariage se rapproche, le comportement de Frankie devient de plus en plus perturbé, jusqu&#8217;au jour fatidique. On sait dés le début qu&#8217;elle ne partira pas avec eux, et sa réaction aura des conséquences qu&#8217;elle était loin d&#8217;imaginer. La fin est brutale à sa manière, et surtout inattendue. Oui, tout a changé. Avec la fin du roman, c&#8217;est la véritable adolescence de Frankie qui commence, mais de quelle manière&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
</div>
</div>
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: Adolescence, Années 40, Carson McCullers, Etats-Unis, La Cosmopolite, Littérature américaine <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/798/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/798/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/798/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/798/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/798/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/798/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/798/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/798/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/798/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/798/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=798&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2008/12/22/frankie-addams-carson-mccullers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/STOCK/2008/9782234061781-G.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">Frankie Addams</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La Couronne verte &#8211; Laura Kasischke</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2008/12/10/la-couronne-verte-laura-kasischke/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2008/12/10/la-couronne-verte-laura-kasischke/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 18:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Chamanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bourgois]]></category>
		<category><![CDATA[Initiation]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Kasischke]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Quetzalcoatl]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=768</guid>
		<description><![CDATA[Traduit de l&#8217;anglais par Céline Leroy
Titre original : Feathered
ISBN : 978-2267019995
Résumé (quatrième de couverture) :
Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l&#8217;âge adulte pour les élèves de terminale aux Etats-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique. Face à l&#8217;insistance de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=768&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Traduit de l&#8217;anglais par Céline Leroy<br />
Titre original : <span style="text-decoration:underline;">Feathered</span><br />
<strong>ISBN :</strong> 978-2267019995</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><strong>Résumé (quatrième de couverture) :</strong></em><br />
Véritable rituel, les vacances de printemps marquent le passage à l&#8217;âge adulte pour les élèves de terminale aux Etats-Unis. Quittant pour la première fois le nid familial, ils partent une semaine entre amis dans un cadre exotique. Face à l&#8217;insistance de leur amie Terri, Anne et Michelle renoncent à la croisière dans les Caraïbes qu&#8217;elles avaient prévue et optent pour les plages mexicaines. En dépit des mises en garde maternelles, Anne et Michelle acceptent d&#8217;aller visiter les ruines de Chichén Itzâ en compagnie d&#8217;un inconnu. Cette expérience les entraînera bien au-delà de la simple découverte culturelle, pour leur plus grand malheur&#8230; Laura Kasischke, dévoilant avec son talent habituel les égarements et les inquiétudes des jeunes gens, construit un roman aussi troublant que profond.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Mon avis : </em></strong><br />
S&#8217;il fallait ne garder que quelques mots pour qualifier ce roman de Kasischke, je choisirais sans hésitation le terme <em>chamanique</em>. L&#8217;aspect initiatique des vacances de printemps, simulacre de cérémonie de passage à l&#8217;âge adulte dans une société qui est de plus en plus déstructurée et dans laquelle il n&#8217;existe plus guère de statut définissable. La mort et la renaissance, qu&#8217;elles soient fictives ou réelles, mimées ou vécues pour aboutir à une transformation de l&#8217;être, ce qui est valable à la fois pour Michelle et pour Anne, bien que de manière différente pour chacune des deux. Il est délicat d&#8217;expliquer les autres aspects qui me poussent à utiliser le terme de chamanique sans dévoiler l&#8217;intrigue du roman, disons simplement qu&#8217;il y a un côté <em>perte et retour de l&#8217;âme / voyage dans le monde d&#8217;en bas / figures tutélaires </em>trop présent pour que je le laisse au niveau de l&#8217;anecdote, mais ceci est une façon un peu particulière de considérer les choses et surtout, très personnelle, j&#8217;en conviens.</p>
<p style="text-align:justify;">Le roman en lui-même est assez troublant et ambigu. Après quelques recherches sur les précédents ouvrages de Kasischke, j&#8217;ai découvert que c&#8217;était une caractéristique de son écriture que de laisser au lecteur une liberté d&#8217;extrapolation. Dans <em>La Couronne verte</em>, elle mène le lecteur vers des pistes trop évidentes pour mieux l&#8217;entraîner ailleurs, et même si on se doute du piège grossier dans lequel on est en train de tomber, le procédé fonctionne et n&#8217;est pas sans rappeler les morales des contes de fées « Il ne faut jamais se fier aux apparences ».</p>
<p style="text-align:justify;">La narration est divisée en deux, d&#8217;un côté le point de vue de Michelle, de l&#8217;autre celui d&#8217;Anne et l&#8217;auteur tire merveilleusement parti de l&#8217;utilisation de ce procédé pour donner à l&#8217;histoire une profondeur psychologique pratiquement à l&#8217;insu du lecteur. Les aspirations, les doutes et les préoccupations de l&#8217;adolescence sont elles aussi parfaitement explorées, avec ce naturel bluffant qui ne tombe ni dans l&#8217;excès de complication ni dans la simplification, toute aussi caricaturale qu&#8217;une extrême sophistication des traits de caractères et des personnalités. Les descriptions sont luxuriantes, foisonnantes, à l&#8217;image de cette jungle qui abrite les ruines de Chichén Itz.</p>
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: Adolescence, Chamanisme, Christian Bourgois, Initiation, Laura Kasischke, Littérature américaine, Mexique, Quetzalcoatl, Voyage <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/768/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/768/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/768/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/768/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/768/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/768/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/768/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/768/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/768/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/768/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=768&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2008/12/10/la-couronne-verte-laura-kasischke/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La cloche de détresse &#8211; Sylvia Plath</title>
		<link>http://livraire.wordpress.com/2008/10/11/la-cloche-de-detresse-sylvia-plath/</link>
		<comments>http://livraire.wordpress.com/2008/10/11/la-cloche-de-detresse-sylvia-plath/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 22:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Livraire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvia Plath]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://livraire.wordpress.com/?p=549</guid>
		<description><![CDATA[Imaginaire Gallimard
Traduit de l&#8217;anglais par Michel Persik
ISBN-13: 978-2070712182

Résumé (quatrième de couverture) :
Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New-York avec d&#8217;autres lauréates d&#8217;un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d&#8217;une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=549&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>Imaginaire Gallimard<br />
Traduit de l&#8217;anglais par Michel Persik<br />
</em><strong>ISBN-13:</strong> 978-2070712182</p>
<p style="text-align:center;">
<p><strong><em>Résumé (quatrième de couverture) :</em></strong><br />
Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New-York avec d&#8217;autres lauréates d&#8217;un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d&#8217;une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d&#8217;étudiante américaine, des amours qu&#8217;elle a connues. Tout bascule lorsqu&#8217;Esther quitte New-York. Tentative de suicide, traitements de choc, guérison, rechute et pour finir, l&#8217;espoir. Esther est à la fois &laquo;&nbsp;patiente&nbsp;&raquo; dans l&#8217;univers hospitalier et observatrice au regard aigü de ce monde, qui a pour toile de fond l&#8217;amérique des années 50.</p>
<p><em><strong>Mon avis :</strong></em><br />
Seul roman de Sylvia Plath,<em> La cloche de détresse</em> est semi-autobiographique et d&#8217;abord publié sous un pseudonyme. Ce n&#8217;est qu&#8217;après sa mort qu&#8217;il sera republié sous son vrai nom. On retrouve de nombreux points communs entre la narratrice et la vie de Sylvia : la préoccupation de l&#8217;écriture, sa relation avec sa mère, le père disparu, les tentatives de suicides&#8230; D&#8217;autres thèmes sont abordés : questionnement sur la vacuité de l&#8217;existence ou un certain registre féministe. Par les yeux d&#8217;Esther Greenwood, Plath porte regard aigu sur la moralité et le comportement que l&#8217;amérique puritaine des années 1950 attend des femmes.</p>
<p>Le style est très simple, alternant les descriptions simples et le point de vue de la narratrice, ses sentiments et ses souvenirs, ses réflexions. L&#8217;atmosphère est très américaine, semblable à ces films à la fois très coloré et pourtant empreint d&#8217;un certain vide que l&#8217;on devine pesant, angoissant. Au fil du texte, ce sont toutes les pensées, les souvenirs d&#8217;Esther qui sont dévoilés, parfois tellement exacts, tellement sincères, y compris dans leurs aspects les plus manipulateurs ou empreins d&#8217;un tel doute qu&#8217;ils en deviennent presque gênant.</p>
<p><em><strong>Extrait :</strong></em></p>
<blockquote><p>Mais je n&#8217;en étais pas du tout certaine. Pas du tout. Comment savoir ? Peut-être qu&#8217;un jour, au collège; en France, quelque part, n&#8217;importe où, la cloche de verre, avec ses déformations étouffantes descendrait de nouveau sur moi ?</p></blockquote>
<p>Page 255</p>
<br />Publié dans américaine, Littérature Tagged: Dépression, Femme, Littérature américaine, Suicide, Sylvia Plath <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/livraire.wordpress.com/549/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/livraire.wordpress.com/549/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/livraire.wordpress.com/549/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/livraire.wordpress.com/549/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/livraire.wordpress.com/549/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/livraire.wordpress.com/549/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/livraire.wordpress.com/549/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/livraire.wordpress.com/549/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/livraire.wordpress.com/549/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/livraire.wordpress.com/549/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=livraire.wordpress.com&blog=2804322&post=549&subd=livraire&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://livraire.wordpress.com/2008/10/11/la-cloche-de-detresse-sylvia-plath/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="" medium="image">
			<media:title type="html">Le Livraire</media:title>
		</media:content>
	</item>
	</channel>
</rss>