Le Livraire

Carnet de lecture

William Butler Yeats (1865 – 1939)

Yeats est né le 13 juin 1865 à Sandymouht (à côté de Dublin) dans une famille protestante. Il est l’aîné de six enfants. Son père, John Butler Yeats, est peintre et décide d’aller étudier la peinture aux Beaux-Arts de Londres. Toute la famille déménage dans un appartement qu’occupera plus tard Sylvia Plath. En 1872, la mère et les enfants retournent vivre à Sligo, brièvement puisqu’ils re-déménageront en Angleterre deux ans plus tard.
Il commence ses études en 1881 à Dublin, études qui ne furent pas particulièrement brillantes semble-t-il. Par la suite, il étudiera les Beaux-Arts, comme son père (mais à Dublin). C’est aux alentours de cette époque qu’il se passionne pour l’étude du folklore irlandais et les sciences occultes.

La famille  retourne une nouvelle fois à Londres en 1887, et Yeats rejoint à cette occasion la loge de la société de Théosophie. Il fait également la connaissance de Samuel Liddell qui l’introduit au sein de l’ordre de la Golden Dawn. (Il fera la connaissance de Aleister Crowley mais seront plus ennemis qu’amis). C’est vers cette époque, alors qu’il prépare l’édition des poèmes de William Blake, qu’il compile des contes folkloriques et des légendes, que Yeats va faire plusieurs rencontres déterminantes, parmi lesquelles Maud Gonne, dont il tombe éperdument amoureux. Il publie son premier recueil de poèmes The wandering of Oisin & Others Poems (Errances d’Oisin) en 1889.

Sous son influence et celle de ses amis, les années 1890 voient apparaître un véritable regain d’intérêt pour le folklore et les mythes celtes. En 1890, il demande Maud Gonne en mariage une première fois (demande qu’elle refuse, elle ne l’épousera jamais, malgré les demandes répétées de Yeats). Il quitte la société de Théosophie.

Il effectue deux voyages à Paris, en 1894 et 1896, au cours desquels il fera la connaissance de Verlaine, de Villiers-de-l’île-Adam et de Synge (qui n’est pas encore connu en tant qu’auteur de théâtre à ce moment là). Il demande Maud Gonne en mariage pour la deuxième fois.  Il entame une courte liaison avec Olivia Shakespeare, fait la connaissance des sœurs Lissadell : Constance et Eva, qui allaient toutes les deux s’illustrer dans la lutte pour l’indépendance de l’Irlande.  Yeats rejoint l’Irish Republican Brotherhood (I.R.B)

Il publie The Wind among the Reeds (Le vent parmi les roseaux) en 1899, et demande Maud Gonne en mariage une troisième fois. Il récidivera l’année suivante avant de quitter l’I.R.B.

1902 : sa pièce de théatre, Cathleen-Ni-Houlihan est jouée, avec Maud Gonne dans le rôle principal.

En 1903 cette dernière épouse John MacBride, que Yeats considérait comme « une brute et un ivrogne ». (Leur mariage sera un échec et ils divorceront en 1905)

L’Abbey Theatre ouvre ses portes à la fin de l’année 1904, Yeats en est à la fois le co-directeur et le directeur de production. Plusieurs problèmes se poseront, notamment les tâches administratives et la difficulté d’écrire pour un public diversifié.
Il prend Ezra Pound, auteur qu’il admire particulièrement, comme secrétaire particulier en 1913. Ils se brouilleront trois ans plus tard, après que Pound ait publié des poèmes de Yeats en les modifiant à sa façons. Éclate l’insurrection irlandaise pendant la période de Pâques, en 1916. Cette révolte est un échec et la répression sanglante. Constance Lissadell, qui est devenue la comtesse Markiewicz est condamnée à la prison et John McBride est condamné à mort.

L’année suivante, Yeats demande une dernière fois à Maud Gonne de l’épouser. Devant son refus, il demande en mariage la fille de cette dernière, Iseut Gonne, qui refuse également. Suite à ce refus, il épousera quelques temps après Georgie Hyde-Lees, âgée de 25 ans. Sa fille Anne naîtra en 1919 et son fils Michael en 1921.

Il sera nommé sénateur d’Irlande, puis obtiendra le prix Nobel en 1923. Vers cette époque, son état de santé commence à décliner et le contraint à séjourner dans le sud. Il séjourne à Algesiras, puis en Italie et surtout en Sicile. Il est brièvement intéressé par le mouvement des Chemises Bleues de Eoain O’Duffy avant de s’en détourner. Il séjourne à Menton, puis au Cap-Martin où il meurt, le 28 janvier 1939. Il est enterré à Roquebrune. En 1948, son corps est transféré au cimetière de Drumcliffe, dans le comté de Sligo, au pied du Ben Bulben. Sa tombe porte cet épitaphe :

Cast a cold eye
On life, on death.
Horseman, pass by !

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