Le Livraire

Carnet de lecture

Hymne orphique à la nuit

Grèce, VIème siècle avant J.-C.

Je vais chanter la génératrice des hommes et des dieux, je vais chanter la Nuit.
La nuit est la source de l’univers, et nous l’appelons encore Cypris.
Exauce-nous, ô divinité bienheureuse, d’étoiles toute étincelante, ô noir Soleil,
Que réjouit la paix, et le calme et multiple sommeil,
Ô Bonheur, ô Enchantement, ô Reine des veillées, ô Mère des rêves,
Ô Consolatrice, ô Toi qui donnes le bon repos à toutes les misères,
Ô Endormeuse, Cavalière, Lumière Noire, Amie Universelle,
Ô Inachevée, ô tour à tour de la terre et du ciel,
Ô Arrondie, ô toi qui joues avec les élans ténébreux,
Ô toi qui chasses la lumière de chez les morts et qui t’enfuis à nouveau chez eux.
La terrible Fatalité est de toute chose la maîtresse,
Ô Bienheureuse Nuit, ô Million de Félicités, ô universelle Tendresse,
En écoutant la voix suppliante qui t’implore, ô Indulgente,
Puisses-tu chasser les terreurs qui luisent dans l’ombre et nous apparaître bienveillante.

***

Traduction de R. Brasillach, Anthologie de la poésie grecque, Stock.
Texte tiré du livre
Trésor de la poésie Universelle, Roger Caillois et Jean-Clarence Lambert, Gallimard/Unesco

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