Le Livraire

Carnet de lecture

Congé – Pier Paolo Pasolini

Frioul, désormais être éloignés l’un de l’autre
revient à être inconnus l’un pour l’autre. Le temps
de nos amours ressemble à une mer
luisante et morte
Dans la lumière, ton rôle
prend fin, je n’ai pas de ténèbre
dans ma poitrine où conserver ton ombre.

Conzeit

Romai essi lontàns a val,
Friùl, essi sccunussùs. A par
il timp dal nustri amòur un mar
lustri e muàrt.
In ta la lus la to part
a è finida, no ài scur tal sen
par tigní la to ombrena.

In Pier Paolo Pasolini, La Nouvelle Jeunesse, poèmes frioulans, 1941-1974, Gallimard

Je dédie cette entrée, aussi dérisoire soit-elle, à la mémoire de ma mère.

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