Le Livraire

Carnet de lecture

Des vents contraires – Olivier Adam

ISBN : 978-2879296463

vents_contrairesRésumé (quatrième de couverture) :
Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s’est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d’un retour aux sources et s’installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance. Mais qui est donc Paul Andersen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

Mon avis :
Vide. Creux. En fait, le mot exact serait un silence. Je ne pense absolument rien de ce roman, à part pour penser au gâchis de papier. Ce roman réalise une performance : réunir en un seul livre tout ce que je reproche à une bonne part de la littérature française actuelle. Du pathos, une gentille petite famille brisée avec de pauvres innocents qui se débattent face au vilain monde banal et cruel, une peinture de la société grisâtre et ordinaire, un héros ballotté ni moche ni beau -qu’il retourne plutôt se brosser les dents- qui couchaille avec Madame Tout Le Monde pour surmonter son chagrin -post-coïtum, animal triste- mais qui a bon coeur dans le fond, contrairement aux gens heureux. Quelques mots grossiers, quelques phrases vaguement crues, histoire de se la jouer Henri Miller sans choquer la trentenaire habillée en Camaïeu ou Monsieur qui part travailler le matin, en scooter, son blouson Célio sur dos. C’est plat, on s’appelle Paul, Manon, Sarah, Justine. Le décor -ah oui, la Bretagne, la sacro-sainte Bretagne, le fantasme ultime du banlieusard dépressif ou du breton qui rêve d’y retourner ouvrir une chambre d’hôte. On a froid, un froid insidieux, l’ennui mortel qui glace les doigts du lecteur. Le livre à deux doigts de tomber des mains. Heureusement, c’est pas le niveau de langue qui nous empêche de sauter quelques pages et de lire la fin en diagonale histoire de savoir si, oui ou non, on sait pourquoi sa femme est partie. On l’apprend, et honnêtement, tout ce qui m’est venu à l’esprit c’est « pas trop tôt ».
Bref, si vous avez une nuit à tuer ou vingt euros à jeter, vous pouvez lire Des Vents contraires. La volonté de rester correcte m’empêchant de vous donnez d’autres conseils. Pas le genre d’ouvrages qui va m’inciter à revenir vers la littérature française contemporaine. Consensuelle, masturbatoire, prévisible, moralisatrice, molle, pas deux sous de poésie, d’écriture. Les chiens écrasés du Parisien mis en roman. Merveilleux….

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4 réponses à “Des vents contraires – Olivier Adam

  1. canthilde vendredi 6 février 2009 à 22:03

    Voilà une critique dénuée aussi bien d’hypocrisie que de pitié ! C’est vrai qu’on a parfois honte d’avouer que ces romans misérabilistes nous ennuient, tout simplement. Je retrouve certaines de mes impressions sur Olivier Adam, avec cette recherche de l’émotion, complètement dénuée d’humour, et ces personnages plats comme leur prénom. En plus, les relations parents-enfants, ça me gonfle au possible !

  2. Pingback: Blog-O-Book » Des vents contraires

  3. LN samedi 15 mai 2010 à 11:00

    je ne partage pas ton opinion puisque j’aime beaucoup cet auteur. Mais j’ai bien aimé ta critique vraiment bien écrite et très drôle.
    Et je découvre ce site par la même occasion :)

  4. Pingback: Des vents contraires / Olivier Adam | Marécages

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