Le Livraire

Carnet de lecture

La chanson des Ents-femme [ Tolkien, Le Seigneur des Anneaux ]

L’ENT :
Lorsque le Printemps déroulera la feuille du hêtre et que la sève sera dans la branche,
Lorsque la lumière sera sur la rivière de la forêt sauvage et le vent sur le front ;
Lorsque le pas sera allongé, la respiration profonde et vif l’air de la montagne,
Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est belle !

L’ENT-FEMME :
Lorsque le Printemps sera venu sur le clos et les champs, et que le blé sera en herbe,
Lorsque la floraison, brillante neige, couvrira le verger ;
Lorsque l’averse et le Soleil sur la Terre de fragrance empliront l’air,
Je m’attarderai ici, et ne viendrai pas, car ma terre est belle.

L’ENT :
Lorsque l’Été s’étendra sur le monde, et que dans un midi d’or
Sous la voûte de feuilles endormies se dérouleront les rêves des arbres ;
Lorsque les salles de la forêt seront vertes et fraîches, et que le vent sera à l’ouest ;
Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est la meilleure !

L’ENT-FEMME :
Lorsque l’Été chauffera le fruit suspendu et de son ardeur brunira la baie ;
Lorsque la paille sera d’or et l’auricule blanche, et qu’à la ville arrivera la moisson ;
Lorsque le miel coulera et la pomme gonflera malgré le vent à l’ouest,
Je m’attarderai ici sous le Soleil, parce que ma terre est la meilleure.

L’ENT :
Lorsque viendra l’Hiver, l’Hiver sauvage qui tuera colline et forêt ;
Lorsque les arbres tomberont et que la nuit sans étoiles dévorera le jour sans soleil ;
Lorsque le vent sera à l’est mort, alors dans la cinglante pluie,
Je te chercherai et je t’appellerai ; je reviendrai vers toi !

L’ENT-FEMME :
Lorsque viendra l’Hiver et que les chants finiront ; lorsque les ténèbres tomberont enfin ;
Lorsque sera brisé le rameau stérile, et que seront passés la lumière et le labeur ;
Je te chercherai, et je t’attendrai, jusqu’à ce que nous nous rencontrions de nouveau ;
Ensemble nous prendrons la route sous la cinglante pluie !

L’ENT :
Ensembles nous prendrons la route qui mène jusqu’à l’Ouest,
Et au loin nous trouverons une terre où nos deux cœurs pourront avoir le repos.

J.R.R Tolkien, Le Seigneurs des Anneaux, Les deux tours, page 516, Christian Bourgois. Traduction Francis Ledoux

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