Le Livraire

Carnet de lecture

Acquérir une liseuse

S’il y a quelques années je n’étais pas plus emballée que ça par la lecture numérique, mon opinion a considérablement évoluée au fil du temps. D’abord parce que techniquement un certain nombre de paramètres se sont éclaircis, notamment par rapport au format utilisé par les différentes liseuses et parce que travaillant dans le domaine du livre depuis la fin de mes études en 2008, cela m’a permis de mieux comprendre tout un tas de paramètres et de questions qui, si j’en crois les discussions relatives au livre numérique avec des personnes moins bien informés, font peur.

Poussée par des raisons techniques et pragmatiques, j’ai décidé d’acquérir une liseuse. Étant une grande lectrice, j’apprécie le fait de ne pas me sentir limitée par le poids des livres que je souhaite emporter avec moi pour une journée ou pour un voyage. Il faut avouer que certaines ouvrages se dévorent vite et pèse lourds (notamment en fantasy).

Liseuse ou tablette ? Les tablettes permettent, outre la lecture, de naviguer sur le web, de regarder des vidéos, d’écouter de la musique (certaines liseuses possèdent aussi cette option) ce qui n’étais pas mon utilisation principale. L’écran est retro-éclairé ce qui offre, à mon avis, moins de confort visuel quand on souhaite lire plusieurs heures d’affilées. De plus, le prix est sensiblement plus élevé, même pour les modèles d’entrée de gamme. Sachant cela et connaissant mes usages, j’ai donc préféré opter pour une liseuse.

PRS-300

Choix du modèle : Mon choix s’est arrêté sur le Sony Reader Pocket Edition (PRS-300). Pourquoi ? Les paramètres techniques (notamment la diversité des formats supportés) et le prix me semblait corrects et surtout, je ne suis pas liée à un format propriétaire comme avec un Kindle (Amazon) ou un Kobo (Fnac).

Prise en main : La prise en main est étonnamment facile et intuitive. Il suffit de brancher l’appareil sur son ordinateur, d’installer le logiciel lié à la liseuse (pas d’insertion de CD, on peut installer le logiciel sur à peu près n’importe quel ordinateur, PC ou MAC). On attend 45 minutes minimum pour que la liseuse ait un minimum de batterie et on peut installer des ebooks. La lisibilité est excellente, même à la lumière artificielle ou au soleil. Seul bémol, le modèle décrit comme « rouge » est en réalité une espèce de rose pas très engageant. Le menu de navigation est clair et il est facile de supprimer un ebook depuis la liseuse.

Utilisation courante, bilan : La liseuse est un objet auquel on s’attache très rapidement, il est bien plus simple de transporter plusieurs livres dans son sac que de piétiner le matin devant sa bibliothèque ou d’hésiter entre plusieurs ouvrages. Si les Pdf ne sont pas forcément très bien supporté par le Sony Reader (tout dépend de la manière dont ils ont été mis en page), il est très facile de les convertir au format Epub avec le logiciel Calibre. Au niveau du choix, on peut regretter que les éditeurs ne proposent pas plus d’ouvrages, même si l’éventail des parutions également disponibles au format numérique augmente rapidement. Le prix des livres numériques est également élevé par rapport aux attentes du consommateur, ce qui est très facilement explicable : si le format est dématérialisé, le nombre d’intervenant nécessaire pour créer un livre numérique est conséquent et toutes ces interventions ont un coût.

6 réponses à “Acquérir une liseuse

  1. urgonthe vendredi 30 mars 2012 à 21:34

    Je reviens mettre un commentaire, mon premier ayant été mangé l’autre fois… Je trouvais très discutable ta dernière phrase, mais passons. Ton retour d’expérience m’a semblé intéressant. J’aurais bien aimé que tu développes sur le confort de lecture, la vitesse, etc. Je pense m’y mettre prochainement, en fait c’est l’outil qui me manque dans mes pratiques de lecture, mais je trouve les liseuses et les livres électroniques d’un prix encore décourageant.

  2. Livraire samedi 31 mars 2012 à 19:46

    « Je trouvais très discutable ta dernière phrase, mais passons. » Comment cela ?

    Pour le confort de lecture, rien à dire personnellement, je trouve que c’est aussi agréable qu’un livre papier, notamment par rapport à certaines éditions comme Pocket qui ont un papier épouvantable. Après, c’est une perception assez différente d’un support matériel et pour moi, ca n’est pas comparable à une lecture papier. Les mises en page peuvent par contre être assez désagréable si on insère simplement un document en .RTF ou en .PDF (ce format n’est pas toujours bien géré par la liseuse et dépend beaucoup de la mise en page initiale).
    LA vitesse de transition est bonne, variable suivant les fichiers et leurs poids, le nombre de signets. Pour les .pdf, c’est plus lent. Par contre, c’est parfois très énervant quand on se trompe de boutons et qu’on reviens par mégarde au sommaire (un peu comme quand on perds sa page sur un livre :p)

  3. urgonthe lundi 2 avril 2012 à 08:29

    « Discutable » sur le coût du livre numérique. Je ne suis pas sûr que ça coûte si cher aux éditeurs. Il n’y a plus d’intermédiaires pour l’impression et la diffusion, comme pour le papier. Les auteurs envoient leur texte déjà numérisé, ne reste donc que la correction (de moins en moins pratiquée par les maisons d’édition, quand on voit les livres publiés ces dernières années) et la mise en page aux différents formats. Bref, le prix actuel du livre numérique ne se justifie pas !
    Si j’achète une liseuse, ce sera bien plus pour accéder à des textes libres de droit difficilement trouvables que pour acheter des titres récents.

  4. Rhi jeudi 12 avril 2012 à 18:32

    J’ai justement l’intention d’écrire un article sur le pour ou contre le livre numérique… cette source d’information supplémentaire est parfaite ^^ merci !
    Je sais en tout cas, pour en avoir une, que ça ne me rebute pas ^^ et franchement, lire du Jules Verne sur une liseuse, c’est tellement dans l’ambiance que ce serait dommage de s’en priver !!!

  5. Rhi jeudi 12 avril 2012 à 18:43

    Je possède également une liseuse, un Kindle offert par mon zamoureux il y a quelques mois. Au niveau du confort de lecture, je trouve juste que le fond d’écran est un peu trop gris foncé. C’est bien pour limité la fatigue visuelle, mais ça nécessite un peu trop de lumière (en même temps je n’ai pas de lampe de chevet et je lis dans la quasi obcurité, ce qui nest pas super top ^^).
    Cet article fera écho à celui que j’ai envie d’écrire sur mon propre blog, au sujet de la polémique « pour ou contre la liseuse » ^^ Merci pour ton partage d’expérience !

  6. Livraire mardi 24 avril 2012 à 20:33

    Tout d’abord, je m’excuse de ne pas t’avoir répondu plus tôt, j’ai des semaines assez dingues en ce moment, ce qui est l’unique raison du délai de réponse. ^^
    En ce qui concerne la numérisation des textes, ce n’est pas parce qu’ils sont déjà sous une forme informatisée qu’ils sont « ebookisables » tel quel. On s’en rend compte très vite quand on commence à utiliser Calibre : ca prend pas mal de temps mine de rien de mettre en page et de régler un certain nombre de paramètres pour avoir un rendu à peu près propre. Et encore, quand je le fais -rarement, je convertis souvent comme une sauvage, entre autre par manque de temps- c’est moche, non commercialisable. La conversion pour un usage perso ne prend en compte qu’un seul modèle de liseuse : quand on le commercialise, il faut penser au rendu sous plusieurs modèles, et là j’imagine que ca demande plus d’ajustement.
    On peut imaginer un calcul au prorata temporis mais aussi : les licences des logiciels utilisés, éventuellement le coût d’un éventuel prestataire qui numérise le catalogue de l’éditeur. Le coût des plateformes de téléchargement des livres pour que l’internaute puisse aller l’acheter en ligne et le télécharger.
    Ce serait intéressant de pouvoir avoir un comparatif de répartition des coûts du livre papier et du livre numérique. Bon, après, il est vrai que je pense que certains éditeurs ont peur du numérique (d’où l’usage des DRM, DRM parfois crackés, ne nous voilons pas la face) et du coup, ils essaient de pouvoir prévenir des années difficiles pour eux en se faisant une marge un peu plus ronde sur le numérique que sur le papier. Là aussi, il faudrait comparer les marges brutes et nettes pour les deux supports. Suivant les politiques des maisons d’éditions, on devrait retrouver certaines disparités. De même, on aime Bragelonne ou pas (la production comme la maison) mais ils ont proposés le 1er avril des livres numériques à 0.99€, ce qui me parait plus que raisonnable. =)

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